La cuisine ouverte a séduit pour sa convivialité et sa lumière naturelle, mais elle a un revers : les odeurs de cuisson qui s’installent dans les coussins, le bruit du lave-vaisselle pendant le film, la vaisselle sale visible depuis le canapé. Bonne nouvelle, la séparation cuisine salon n’oblige pas à remonter un mur plein.
En résumé : une verrière d’intérieur sépare en gardant la luminosité, un claustra, un meuble bas ou un rideau se posent sans travaux, et un îlot central ou un bar délimitent les usages sans fermer l’espace. Le tableau ci-dessous compare ces options avant que nous détaillions chacune.
Pourquoi séparer la cuisine du salon ?
La première raison est presque toujours l’air. Quand on saute des oignons ou qu’on saisit une viande, graisses et vapeurs se répandent dans toute la pièce de vie et se déposent sur les textiles et les étagères. Une séparation, même partielle, freine cette diffusion et laisse à la hotte le temps d’agir.
Le bruit pèse aussi dans la balance : robot, lave-vaisselle et casseroles gênent quiconque lit ou regarde la télévision à quelques mètres. S’ajoutent le désordre visuel après un repas et le besoin d’intimité quand on reçoit. Séparer, c’est donner à chaque usage son espace, sans forcément le cloisonner.
48 % de plans ouverts : pourquoi la cuisine fermée revient quand même
Selon une étude Houzz, 48 % des propriétaires conservent un plan entièrement ouvert en rénovation et 38 % ouvrent davantage leur cuisine. La cuisine ouverte reste donc majoritaire, mais les professionnels constatent un regain d’intérêt pour les formules semi-ouvertes, qui isolent sans enfermer.
Les solutions pour séparer la cuisine du salon sans perdre de lumière
Les prix ci-dessous sont des ordres de grandeur, fournitures et pose comprises quand une pose est nécessaire. Ils varient selon les dimensions, les matériaux et le sur mesure.
| Solution | Lumière | Budget indicatif | Travaux | Idéal pour |
|---|---|---|---|---|
| Verrière atelier | Très bonne | 800 à 3 000 € | Moyens | Bloquer odeurs et bruit, style loft |
| Demi-cloison ou muret | Bonne | 40 à 90 € le m² | Oui | Cacher le plan de travail |
| Claustra | Bonne | 100 à 600 € | Aucun ou très léger | Locataires, séparation décorative |
| Meuble bas ou bibliothèque double face | Moyenne à bonne | 150 à 1 500 € | Aucun | Gagner du rangement |
| Porte coulissante | Variable (vitrée ou pleine) | 300 à 1 500 € | Légers à moyens | Fermer à la demande |
| Rideau ou panneau japonais | Bonne | 30 à 200 € | Aucun | Budget serré, studio |
| Îlot central, bar ou comptoir | Totale | 500 à 5 000 € | Variables | Convivialité, repas rapides |
Les séparations fixes : verrière, demi-cloison, cloison vitrée
La verrière d’intérieur est devenue la référence, et la verrière atelier, avec ses fins profils d’acier noir et ses carreaux, en est la version la plus populaire. Les profils font souvent 2 à 4 cm de large, ce qui garde un aspect très léger, et le vitrage coupe réellement le bruit et les odeurs de cuisson. Pour une cuisine ouverte sur un séjour sombre, c’est le meilleur compromis entre lumière naturelle et isolation.
Une cloison vitrée du sol au plafond, avec porte intégrée, donne une cuisine quasi fermée tout en gardant la transparence. Comptez un peu plus cher qu’une verrière classique, surtout avec un vitrage feuilleté ou une porte sur mesure.
La demi-cloison et le muret montent jusqu’à 1 m ou 1,10 m pour masquer plan de travail et vaisselle, sans toucher à la lumière (l’occasion de consulter notre guide pour fabriquer son plan de travail cuisine en bois). Le placo sur ossature (environ 7 cm d’épaisseur) reste le choix le moins coûteux, et on peut le coiffer d’une tablette en bois ou en pierre pour créer un coin repas. Il cache le désordre, mais laisse passer l’air et les odeurs.
Les séparations modulables et sans gros travaux : claustra, meuble bas, porte coulissante, rideau
Le claustra, en bois, en métal ajouré ou en tasseaux, délimite visuellement tout en laissant filer la lumière. Fixé par un tendeur ou posé sur un socle, il se démonte sans traces, ce qui plaît aux locataires. Son défaut : il filtre peu les odeurs.
Le meuble bas et la bibliothèque double face créent une frontière tout en ajoutant du rangement, et rien n’empêche de fabriquer un meuble de cuisine soi-même pour l’ajuster exactement à vos dimensions. Choisissez un meuble ouvert ou à claire-voie, d’environ 90 cm à 1,20 m de haut, pour ne pas assombrir la pièce.
La porte coulissante (à galandage, en applique sur rail ou vitrée) est la seule option sans travaux lourds qui referme vraiment la cuisine quand on le décide. Le rideau ou panneau japonais coûte quelques dizaines d’euros et se règle à la demande, même s’il n’arrête ni le bruit ni vraiment les odeurs.
Séparer par l’usage : îlot, bar et comptoir

Parfois, l’îlot central dessine à lui seul la frontière : d’un côté on cuisine, de l’autre on s’installe sur des tabourets. La hauteur standard est de 90 à 92 cm pour un plan de travail, 105 à 110 cm pour un bar, avec environ 100 à 120 cm de circulation tout autour.
Le bar ou comptoir adossé à une cuisine en I ou en L remplit le même rôle avec moins de place. Il garde la convivialité de la cuisine ouverte, mais ne retient ni le bruit ni les odeurs. La hotte aspirante devient alors indispensable : privilégiez une extraction vers l’extérieur, avec un débit d’environ 400 à 600 m³/h selon le volume de la pièce, plutôt qu’un simple recyclage.
Comment choisir la bonne séparation selon votre espace, votre budget et votre mode de vie
Commencez par ce qui vous gêne vraiment. Si ce sont les odeurs de cuisson et le bruit, seules la verrière, la cloison vitrée et la porte coulissante apportent une vraie réponse. Si c’est surtout le regard sur le plan de travail, une demi-cloison, un meuble bas ou un claustra suffisent.
Trois critères aident ensuite à trancher :
- la surface et la configuration : une cuisine en longueur se prête à un comptoir, une pièce carrée à une verrière ou à un îlot ;
- la luminosité : si la cuisine n’a pas de fenêtre, évitez tout élément plein et préférez le vitrage ou l’ajouré ;
- le budget et le statut : un locataire visera une solution sans travaux, un propriétaire peut investir dans du sur mesure.
Pensez aussi à l’harmonie déco : une verrière noire appelle des poignées et des luminaires assortis, un claustra en bois clair s’accorde avec un parquet ou un mobilier en chêne.
Petit espace ou studio : quelles solutions privilégier et quelles erreurs éviter ?
Dans un petit espace ou un studio, la séparation doit surtout masquer la cuisine sans écraser la pièce. Les rideaux, panneaux japonais, claustras fins et meubles bas à double usage fonctionnent bien. Une verrière atelier sur mesure, très fine, peut aussi isoler le coin cuisine tout en laissant passer la lumière.
Trois erreurs reviennent souvent : poser une cloison pleine qui assombrit un séjour déjà peu éclairé, choisir un meuble trop haut ou trop profond qui mord sur la circulation, et oublier la ventilation, car fermer une cuisine sans extraction efficace concentre vapeur et humidité.
Dans un studio de moins de 25 m², la solution la plus polyvalente reste souvent un meuble bas ouvert, qui sépare, range et sert de plan de travail ou de bureau d’appoint. Associé à un rideau pour les soirs de repas, il offre un vrai gain de confort sans gros budget.
FAQ

Quelle est la façon la moins chère de séparer la cuisine du salon ?
Un rideau ou un panneau japonais, à partir de 30 €, reste le plus économique. Un claustra en bois ou un meuble bas d’occasion constituent la deuxième option, sans aucun travaux.
Une verrière arrête-t-elle vraiment les odeurs ?
Une verrière fixe en vitrage jointé limite fortement le passage des odeurs, surtout si elle monte jusqu’au plafond et comporte une porte. Ouverte en haut ou sans porte, elle atténue le phénomène sans le supprimer, et une bonne hotte reste nécessaire.
Peut-on séparer une cuisine ouverte sans travaux ?
Oui. Claustra, bibliothèque double face, meuble bas, rideau ou porte coulissante en applique se montent et se démontent sans toucher aux murs porteurs, ce qui convient aux locataires.
Quelle hauteur choisir pour une demi-cloison ?
Entre 90 cm et 1,10 m en général, pour masquer le plan de travail tout en gardant la vue sur le séjour. Au-delà de 1,20 m, on assombrit la pièce et on perd l’effet d’ouverture.
Faut-il l’accord de la copropriété ?
Une séparation intérieure non porteuse ne demande généralement pas d’autorisation. Si elle touche une gaine, un conduit ou un mur porteur, mieux vaut se renseigner auprès du syndic et d’un professionnel avant de commencer.






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